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vendredi 08 août 2008

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Strasbourg / Voyage humanitaire au Brésil

 

En tandem de Bahia à Rio

    


Sur les routes du Brésil, des tandems avec un sourd qui guide, mais qui ne peut rien sans l'aveugle qui pédale... « Le plus beau symbole de notre handicap ». (Photo DR)

Lui-même quasi aveugle, Gérard Muller, 58 ans, s'apprête à retourner pour la troisième fois dans une favela du Nord du Brésil pour y créer un centre de diagnostic des maladies ophtalmologiques. Avant de partir en tandem jusqu'à Rio, avec un sourd pour guide...

La première fois qu'il a rejoint Salvador de Bahia à 250 km du petit village d'Alagoinhas, avec dix autres tandems, tous guidés par un sourd et un aveugle, Gérard Muller s'est dit qu'il était fou. Mais il a gagné son pari, b ien au-delà de ses espérances. L'ambiance, la chaleur brésilienne, l'enthousiasme de ces jeunes handicapés, défavorisés, qui n'étaient jamais sortis de leur village, l'osmose entre les participants, les rencontres sur le chemin : ces six jours de voyage ont été à la hauteur du challenge, enthousiasmants et bouleversants. Du coup, l'année suivante, l'équipe a remis ça.
 Mais cette fois, Gérard Muller, son coéquipier, un autre tandem et une voiture-balai, relèvent le défi d'aller jusqu'à Rio de Janeiro, à 1 500 km d'Alagoinhas. Objectif : atteindre la cité merveilleuse le 22 octobre pour le début d'un congrès international sur les maladies rétiniennes.
 Car au-delà de l'aventure humaine et sportive, Gérard Muller, atteint d'une rétinite pigmentaire, met à contribution ses connaissances pratiques pour soutenir la Fondation Do caminho, qui a créé l'école ECAI dans une favela d'Alagoinhas. Une école pas comme les autres, où 350 élèves - dont 80 sourds, 40 aveugles, trois enfants à la fois sourds et aveugles, et 25 ayant de graves problèmes sociaux - cohabitent et surtout... communiquent.

Apporter son savoir-faire

 Une vraie leçon de vie pour le pharmacien : « En France, le handicap est "ghettoïsé", 90 % des aveugles ne sortent pas de chez eux car la société ne les connaît pas et ne sait pas comment se comporter avec eux, regrette-t-il. Là-bas, tout le monde connaît le langage des signes, quand je suis perdu, ils viennent spontanément m'aider, j'ai eu envie de leur apporter mon savoir-faire ».
 Formé au centre de basse-vision de Nîmes pour avoir une vie la plus autonome possible, Gérard Muller sait qu'en France, il ne peut transmettre ses connaissances sans avoir de di plôme. Au Brésil, tous ses trucs - pour se déplacer, utiliser sa canne, lire le braille, se débrouiller au quotidien - il peut les partager avec les enfants. Il aide alors l'association « Brincadeira » à créer un centre de basse-vision en formant élèves et professeurs au braille, aux techniques d'apprentissage de mobilité et d'autonomie dans la vie quotidienne. Un homme qui a su tirer de son handicap une force certaine...

Barbara Romero

© Dernières Nouvelles D'Alsace, Samedi 07 Octobre 2006. - Tous droits de reproduction réservés

 

 

 

 

 

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La dernière mise à jour de ce site date du 10-juil.-2008